
Alors qu’actuellement on parle de réchauffement planétaire, comment aurait-on pu appeler en 1851 le changement climatique?
Dans l’édition du journal « Le Glaneur du Haut-Rhin », un article informe ses lecteurs d’un fait inhabituel en ce mois de janvier 1851.
On peut lire : « Dans nos jardins, on a vu fleurir dès le commencement du mois le mézéréon arbuste communément appelé bois-gentil (ou bois-joli). Il est en avance d’un mois sur sa floraison ordinaire. Les violettes se sont aussi déjà épanouies et exhalent leur suave parfum. On voit de même éclore ça et là des primevères. Mardi dernier, on a même attrapé au Champ de Mars un papillon.
Comme opposition à ce phénomène, il est curieux de remarquer que les journaux espagnols annoncent qu’à Madrid le thermomètre s’obstine à rester bien au-dessous de zéro et qu’on patine avec ardeur sur l’étang du Retiro.
A cette époque, les bulletins météo n’existaient pas encore. Le fait qu’en Alsace, le printemps s’invite au mois de janvier et qu’à Madrid les patineurs s’en donnent à coeur joie sur un bassin gelé suscite des interrogations et laisse penser que la France s’est retrouvée en Espagne et inversement en janvier 1851.
Quant à savoir si ce phénomène de la hausse des températures s’est poursuivie, aucun journal ne le précise.
Source : Les Faits, 15 janvier 1851
